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Une
charpente
est un
assemblage
de pièces de
bois et/ou
de métal,
servant à
soutenir ou
couvrir des
constructions
et faisant
partie de la
toiture.
On désigne
souvent par
charpente
l'ossature
de poteaux
et poutres
qui reprend
le poids de
la
couverture
ainsi que
les charges
verticales
(c’est-à-dire
les forces
verticales
s'exerçant
sur la
charpente)
telles que
les
surcharges
climatiques
(neige), les
charges
d'exploitation…
C'est le
charpentier
qui est
chargé de la
mise en
place d'une
charpente.
La
charpenterie
désigne
l'art du
charpentier
et le
chantier de
charpente

Les bois de charpente

Les essences
de bois
utilisées
pour la
fabrication
des
charpentes
traditionnelles
sont
nombreuses,
de plus
elles
varient
considérablement
d’une région
à une autre
et même
d’une époque
à l’autre :
elles
dépendent en
partie des
possibilités
momentanées
d’exploitation
et
d’approvisionnement.
Dans ces
conditions,
il est
difficile de
donner une
liste
exhaustive
des essences
de bois
utilisés,
elle celle
qui suit
reste donc
ouverte.
Ainsi, les
essences de
bois
principalement
utilisées en
charpenterie
sont le
chêne,
le
châtaignier,
l'épicéa,
le
pin,
le peuplier
tremble, le
mélèze et
l'orme.
-
Chêne :
bois de
cœur et
aubier
distincts ;
bois de
cœur
lourds,
de
couleur
brun
jaunâtre
avec une
odeur
caractéristique
de
tanin ;
aubier
plus
clair,
peu
résistant
aux
attaques
des
insectes
et
champignons ;
rayons
médullaires
très
marqués
et très
visibles
sur les
coupes
en bout
où ils
se
distinguent
souvent
mieux
que les
accroissements
Les arbres
au feuillage
caduc
doivent être
abattus en
hiver pour
être hors
sève.
Les résineux
peuvent être
coupés toute
l'année.
Lorsque les
branches de
l'arbre sont
coupées, on
obtient une
grume
nette, de la
taille de
l'arbre.
Cette
opération
s'appelle le
façonnage.
La grume est
ensuite
coupée dans
sa longueur
en
différentes
parties
appelées
billes.
Les billes
sont ensuite
débitées
dans une
scierie. En
fonction du
diamètre de
la bille et
de la
qualité de
son bois, le
bois sera
utilisé soit
pour la
charpenterie,
soit pour la
menuiserie,
soit pour
l'ébénisterie.
La bille de
pied est la
partie de la
grume allant
du pied de
l'arbre
jusqu'aux
premières
branches.

Constitution d'une charpente

La charpente
de toiture
est
constituée
de
différentes
pièces en
bois ou en
acier :
-
La ferme
constitue
l'élément
essentiel
d'un
comble
d'une
toiture.
C'est
elle qui
transmet
le poids
général
de la
couverture
aux
porteurs
verticaux
(murs,
poteaux…).
Elle
peut
reposer
sur des
poteaux,
sur les
murs
porteurs,
parfois
sur la
panne
sablière.
-
Les
pannes
sont les
éléments
de
liaison
entre
les
fermes.
Il
existe 3
types de
pannes :
la
sablière,
posée
sur les
murs ;
les
pannes
ventrières
positionnées
en
milieu
de pan
de toit
et la
panne
faîtière,
en haut
de toit
appelé
le
faîtage.
C'est
par
elles
que
transitent
les
charges
des
chevrons
vers les
fermes.
Entraxe :
2 à 3 m,
section
de 6,3 ×
17,5 à
10 × 25
cm.
-
Un
chevron
répartit
le poids
de la
toiture
sur les
pannes.
Il est
disposé
dans le
sens de
la pente
avec un
entraxe
(distance
d'axe en
axe) de
50 à 60
cm
maximum,
suivant
le type
de
couverture.
Les
sections
classiques
sont de
11 x 8
cm, 9 x
6 cm et
5 x 4,5
cm
(hauteur
x
largeur).
Les combles
sont
protégés des
déformations
dues à
diverses
contraintes,
permanentes
ou
occasionnelles,
par diverses
pièces de
« contreventement ».
Ainsi, la
ferme peut
être plus ou
moins
compliquée
par pièces
appelées
dans les
charpentes
en bois des
« aiguilles »
(par exemple
des
« poinçons »),
« contrefiches »,
« jambes de
forces »,
« blochets »,
etc. Dans le
sens
longitudinal,
les fermes
sont
contreventées
par diverses
pièces qui
les relient
entre elles
obliquement
ou qui les
relient aux
pannes, ou
relient
encore les
pannes entre
elles. La
précision
des
assemblages
joue un rôle
déterminant
dans la
charpente,
les
pratiques
traditionnelles
exigeantes
sont
aujourd'hui
remplacées
par
différentes
techniques.

Charpente
complexe

Ceci est le
cas en
France de la
charpente en
bois
contemporaine
à tendance
traditionnelle.
Historiquement,
les
charpentes
de bois
étaient
constituées
dans
certaines
régions de
« chevrons
formant
ferme »,
autrement
dit de
petites
fermes
constituées
à chaque
paire de
chevrons, ne
demandant
pas des
pièces de
section trop
importante.
Dans ce cas,
les paires
de ces
« chevrons
arbalétriers »
peuvent être
plus
espacées.
Cette
disposition,
qui a
pratiquement
cessé en
France à la
fin du Moyen
Âge, a
perduré
jusqu'au XXe
siècle en
Europe
Centrale, et
aboutit à la
charpente
contemporaine
de
« fermettes »,
constituée
sur le même
principe
mais avec
des pièces
de plus
faible
épaisseur et
des
assemblages
industriels.
Une
charpente
est la
plupart du
temps conçue
sur CAO et
quelques
fois sur
papier. Le
dessin de la
charpente
généralement
réalisé au
1/10e,
ou en taille
réelle, est
appelé
épure. Il
permet de
retrouver
les
assemblages
nécessaires
ainsi que
les cotes
des pièces à
réaliser.
Autres types de charpente

Il
faut citer
la charpente
à pans de
bois qui est
une
structure
ponctuelle
verticale,
la charpente
des
planchers,
ainsi que
les murs
massifs
constitués
soit de
pièces
d'empilage,
soit (dans
quelques
pays
nordiques)
de pièces
verticales
juxtaposées.
En Europe
centrale, il
existe des
planchers
massifs de
bois, faits
de pièces
horizontales
juxtaposées.
Les manières
de
construire
diffèrent
souvent d'un
pays à
l'autre,
parfois
d'une région
à l'autre.
De
nombreuses
cultures ont
joué des
formes et
des couleurs
permises par
l'agencement
des bois de
charpente,
murs et
planchers.
En France,
la
terminologie
peut
différer
d'une région
à l'autre,
ce qui
compromet la
validité de
certaines
entrées de
dictionnaire,
lesquels
gardent
toujours une
valeur de
référence.
Les
Compagnons
du Tour de
France ont
consacré
plusieurs
volumes de
leur
Encyclopédie
des Métiers
à la
charpenterie,
ce qui
constitue
une source
exceptionnelle,
mais elle
témoigne de
la
difficulté
de désigner
un terme
"français"
de
charpente,
lorsqu'il en
existe tant
(comparer le
vocabulaire
et les
articles de
cet
ouvrage).
Plus ancien,
le
Dictionnaire
pratique de
menuiserie,
ébénisterie,
charpente
de J.-Justin
Storck,
édité par
feuillets
jusqu'au
début du
vingtième
siècle et
aujourd'hui
réédité,
donne aussi
des
indications
précieuses
sur les
méthodes
traditionnelles
et fournit
un point de
vue sur la
terminologie.
Hors des
ouvrages du
bâtiment
conçus pour
être les
plus
durables, il
faut citer
ceux qui
interviennent
de manière
provisoire,
même s'ils
persistent.
La charpente
de chantier
comprend les
cintres et
coffrages,
étaiements
et
échafaudages.
Pour
sortir
complètement
du bâtiment,
des ponts,
barrages et
autres
ouvrages
d'art
peuvent être
construits
en bois. La
charpenterie
de marine,
enfin,
constitue
une
discipline
distincte.
La
charpente
est, par
définition,
une ossature
porteuse
ponctuelle,
par
opposition à
la structure
linéaire que
constitue un
mur continu.
Elle peut
être en bois
ou
métallique,
mais aussi
en béton
armé. Dans
ce dernier
cas, et bien
que cela
corresponde
à la
définition
d'une
charpente,
il est plus
usuel de
parler d'une
« ossature
en béton
armé ».
La
charpente
métallique
concurrence
la charpente
en bois dans
presque tous
les
domaines.
Les
différences
de
comportement
entre les
deux
matériaux
décident en
général du
choix, ainsi
que les
prix.
Charpente industrielle

Les
fermettes
peuvent être
considérées
comme des
chevrons
renforcés
par
triangulation.
Elles sont
fabriquées
généralement
avec des
pièces de
bois en 36
mm
d'épaisseur
(1'1/2) et
assemblées à
aide de
connecteurs
métalliques.
Ce type de
charpente
consiste à
transmettre
les charges
de toiture
aux murs
porteurs par
l'intermédiaire
de fermes
disposées
tous les 60
ou 90 cm
environ.
L'élancement:
rapport
entre la
hauteur et
l'épaisseur
de la ferme
étant très
grand, cela
impose de
stabiliser
les fermes
par un
sous-système
de barres
perpendiculaire
appelé
contreventement
et
anti-flambage.
La pose
d'une
charpente
industrialisée
requiert
très peu de
temps. Les
avantages de
ce type de
charpente
sont le
faible coût
et un très
bon rapport
résistance/légèreté.
Ces
structures
sont
également
utilisées en
dehors de la
toiture
pour, par
exemple les
coffrages de
béton, les
échafaudages
ainsi que
des ouvrages
provisoires
de support
de projets
industriels.
Les profils
et formes
sont presque
infinis, ce
qui permet
d'obtenir
des toits
très variés.
Pour la
construction
d'habitation,
les portées
sont
comprises
entre 8 et
15 m. Des
portées de
25 m
peuvent-être
atteintes
pour les
bâtiments
agricoles ou
industriels
en utilisant
des sections
de bois plus
importantes,
cela
implique des
techniques
d’assemblage
spécifiques
Charpentes en lamellé-collé

Cette
technique
consiste à
reconstituer
des
équarrissages
à partir de
lamelle de
bois de
faible
section,
collées
entre elles.
Le domaine
d'application
comprend
les :
-
bâtiments
à usage
public,
-
bâtiments
de
grande
portée,
-
milieux
agressifs
(chimique,
teinturier,
stockage
céréalier,
piscines…),
-
ponts
Du fait
d'une
vitesse de
combustion
assez lente
et constante
(~2 cm/½h),
les
structures
en bois
lamellé-collé
ont une
grande
résistance
au feu.
Enfin, il
est à savoir
que les arcs
de ces
charpentes
sont
élaborés par
collage à
contrefil et
contre-cœur
de pièces de
bois, de
façon à
répartir le
travail du
lamellé-collé
sur toute la
pièce.
L'étude des
forces sur une charpente

On peut
définir
plusieurs
déformations
pouvant
apparaître
sur une
pièce d'une
charpente:
l'allongement/raccourcissement,
le flambage,
la flexion.
L'allongement/raccourcissement
est dû au
travail de
la pièce en
traction/compression.
C'est-à-dire
lorsque
l'effort
s'exerce
dans l'axe
de la pièce.
Lors de
la
compression
d'une pièce
longue
(exemple:
poteau,
arbalétrier),
la pièce
peut
fléchir.
Apparaissent
alors des
efforts
perpendiculaires
à l'axe de
la pièce qui
amplifient
le
phénomène:
c'est le
flambage ou
flambement.
La
flexion est
l'apparition
d'une
courbure
(flèche) sur
une pièce,
due à un
effort
perpendiculaire
à l'axe de
la pièce.
Exemple: le
poids de la
pièce sur
des éléments
horizontaux
tels un
solivage,
une panne ou
un chevron.
La
torsion est
la
déformation
d'une poutre
dû à un
moment dont
la direction
est
confondue
avec l'axe
de la pièce
Il faut
surtout
noter dans
la
conception
d'une
charpente et
notamment
d'une ferme
que le
poinçon ne
doit
supporter
aucun
effort.
Termes utilisés en charpente

- About
- Aisselier
- Âme
- Arbalétrier
- Arêtier
- Blochet
- Charpente à Cruck
- Chevêtre
- Chevron ou faux-comble
- Comble
- Comble à surcroît
- Comble brisé dit à la Mansart
- Contrefiche
- Contreventement
- Coyer
- Coyau
- Dé
- Échantignole
|
|
- Enrayure
- Entrait moisé
- Entrait ou tirant
- Entrait retroussé ou faux-entrait
- Faîtage
- Faîte
- Faux-entrait
- Ferme
- Ferme à une pente ou appentis
- Ferme en treillis
- Gousset
- Hourdis
- Jambe de force
- Jambe de force moisée
- Jambette
- Lien de faîtage
- Lierne ou sous-faîte
- Linçoir
|
|
- Lindier
- Moise
- Noue
- Panne
- Panne faîtière
- Panne sablière
- Pignon
- Poinçon
- Portée
- Poteau
- Poutre
- Sablière
- Solive
- Solive boiteuse
- Solive d'enchevêtrure
- Sous faîte
- Trémie
- Volige
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